La Gauche a rendez vous

L'ensemble de la Gauche de combat se retrouve à la fête de l'Humanité du 10 au 12 septembre, j'y serais.

La Gauche a rendez vous



On réfléchit et on agit !

Le parti de Gauche a tenu son « remue méninges » à Grenoble du jeudi 26 au dimanche 30. Plus de 600 camarades ont réfléchi, débattu, élaboré. L’année qui s’annonce va être « chaude » ! Bataille pour les retraites, élections cantonales, nécessité de l’union de la Gauche de Combat…. J’y ai pris ma part.

On réfléchit et on agit !

On réfléchit et on agit !

On réfléchit et on agit !

On réfléchit et on agit !



Les conseils de Mazarin pour trouver de l'argent

Cette conversation entre Colbert et Mazarin est extraite d'une remarquable pièce de théâtre écrite par Antoine Rault, « le Diable Rouge ". Elle montre que les méthodes et l'idéologie du libéralisme puisent finalement leurs racines chez les conseillers ....de Louis XIV!

Les conseils de Mazarin pour trouver de l'argent
Colbert : Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…
Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.
Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?
Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.
Mazarin : Oui, c’est impossible.
Colbert : Alors, les riches ?
Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.
Colbert : Alors, comment fait-on ?
Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage.......Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches. Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…C’est un réservoir inépuisable.



Le Front de Gauche au Conseil Général

Voila notre bulletin N°7

Le Front de Gauche au Conseil Général

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Sarkozy Acte II




Sarkozy Acte II
Si ce quinquennat était une pièce de théâtre, mi-grotesque mi-tragique, l'affaire Bettencourt serait son acte II. Acte I ? Le Fouquet's. L'Acte III sera-t-il de goudron et de plumes ? On peut l'imaginer tant cette affaire frappe le pouvoir en plein cœur. Pas seulement par les accusations de financement illégal contre le président de la République. Mais aussi parce qu'elle tourne en débâcle la bataille culturelle centrale du sarkozysme. Sarkozy s'était en effet juré dès son élection fêtée au Fouquet's de réhabiliter les riches. Je les aime et je veux les faire aimer aux Français disait-il.

En vrai, ce n'était pas une histoire d'amour mais d'argent. Il lui fallait rendre acceptable le bouclier fiscal ou le double salaire de Proglio. A droite, il a vite gagné la partie. De nouveaux chefs ont été promus, qui ne sortent plus de l'ENA mais des cabinets des avocats d'affaires. Restait le plus dur : convaincre le peuple.

Or la France n'est pas les Etats-Unis que Sarkozy tient pour modèle. Là-bas il est bien vu qu'un président fréquente des milliardaires et choisisse ses ministres dans les milieux financiers ou industriels dominants. L'argent qu'a touché Obama de Wall Street à la veille de la crise des subprimes n'a pas choqué. Mais la France est le pays de l'abrogation des privilèges. La richesse n'y est pas vue comme illégitime sauf si elle rompt l'égalité des citoyens. Ajoutez à ce vieux fond la crise qui montre que des actionnaires irresponsables parviennent à fixer la politique des gouvernements et à faire payer le peuple à travers eux. Les relations étroites entretenues entre le pouvoir et l'argent, spectaculairement revendiquées dès 2007 au Fouquet's ou sur le yacht Bolloré, sont donc devenues intolérables.

Dès lors la rentrée politique du gouvernement est menacée. Quelle sera la crédibilité de Woerth lorsqu'il chantera les soi disant efforts partagés de la réforme des retraites ? Et de Sarkozy quand il défendra son plan d'austérité qui taille dans les dépenses publiques sans jamais solliciter la richesse privée ? Or ils se sont mis eux-mêmes dans une seringue en alimentant l'inquiétude sur les déficits et en déclarant que les agences de notation étaient les meilleurs juges de la politique des Nations. Les échéances de refinancement de la dette ne seront pas repoussées ! Les riches sont des maîtres cruels pour ceux qui acceptent de les servir.


Jeudi 8 Juillet 2010
Patrice FINEL